Plutôt l’un ou l’autre ?

Plutôt l’un ou l’autre ?

Au cours de nos vingt-cinq années de vie commune, ma compagne et moi avons régulièrement eu l’occasion de vivre des relations non monogames.

Nous avons trouvé une sorte d’équilibre entre notre quotidien – partagé entre nos vies professionnelles et nos interactions sociales en tant que couple – et notre vie intime, pimentée par des expériences partagées et une exploration ludique du désir.

En plus des aventures que chacun de nous a vécues de son côté – avec une sorte de consentement mutuel, en nous accordant l’un à l’autre une permission permanente –, j’ai également pratiqué ce qu’on appelle le candaulisme, c’est-à-dire la satisfaction de savoir qu’elle entretenait des relations intimes à des degrés divers avec des partenaires extérieurs à notre couple.

C’est ainsi que je l’ai souvent encouragée à me tromper, mais aussi à partager avec moi ses expériences avec d’autres hommes – soit en lui demandant de me raconter en détails le déroulement et les rebondissements de la séduction en cours, soit en assistant personnellement à ses ébats.

Je dois dire que j’ai adoré ces moments variés et en constante évolution de jeux adultères et de sexualité libérée.

Notre lien est si fort que je suis même souvent allé jusqu’à lui choisir moi-même ses partenaires, à sa plus grande satisfaction. Je me suis souvent demandé ce qui m’attirait et m’excitait tant dans ce genre de relation.

C’est là que les concepts de cocu et de stag ne sont pas toujours si éloignés l’un de l’autre.

En effet, il y a quelque chose du stag dans ma fierté de voir ma femme à la fois séduisante, attirante et désirée, de la regarder prendre du plaisir et embrasser une sexualité libérée, mais il y avait aussi quelque chose du cocu dans le fait d’aimer vivre ces moments où elle m’échappe complètement et où je la vois se transformer en séductrice, ne pensant à rien d’autre qu’à son propre désir sexuel débridé et à la satisfaction de la voir jouir d’un partenaire attractif et puissant. 

Choisir soigneusement sa lingerie, sachant qu’elle se déshabillera pour un autre homme, la regarder de loin flirter à la terrasse d’un café, savoir qu’elle va retrouver un homme sans moi et qu’ils passeront un week-end ensemble sans que je sache exactement où ils se trouvent – voilà plutôt les joies du cocu.

Mais la présenter à un homme en la caressant devant lui, ou inviter un complice à prendre un verre tout en lui proposant de les photographier tous les deux ensemble, cela me semble plutôt découler d’une certaine fierté de mâle dominant…

Je pense donc que ces deux notions sont assez étroitement liées.

L’important est d’embrasser ces délicieux plaisirs et de ne pas les vivre comme une humiliation, mais plutôt comme une sorte de célébration du sexe, un désir rayonnant d’épanouissement et d’excitation au sein d’un lien de complicité inébranlable.

Commentaires

Pas encore de commentaires. Pourquoi ne pas débuter la discussion ?

Votre adresse mail restera confidentielle Les champs obligatoires sont indiqués avec *